Certaines personnes feraient de bons dictateurs. Ils faut faire
selon leurs habitudes, même pour des choses insignifiantes.
Le seul fait de vous voir faire autrement les rend malades, et ils
vous le font savoir.
Par exemple, il pleut. Le dictateur potentiel vous dit, au
début l'air de rien, de prendre un parapluie. Vous lui dites
que non, c'est bon. Et il insiste, vous disant que vous allez
être mouillé (nooooon, tu crois ?), voir attraper un
méchant rhume. Vous continuez à dire que vous n'avez
pas besoin de parapluie pendant un moment (qui dépend du
degré de chiantitude de votre interlocuteur), jusqu'à
ce qu'il laisse tomber (ouf !). Mais vous voyez bien que l'autre,
les sourcils froncés, est perturbé.
Si, une fois dehors, il revient à la charge en vous
proposant de venir sous son parapluie, rien ne vous empêche
de lui chatouiller violemment la prostate avec le-dit
parapluie.
Autre exemple, culinaire celui-ci. Vous mangez un truc, par
exemple une raclette. Vous, vous mangez du pain avec. Mais l'autre
con en face (le dictateur), vous dit qu'on ne mange pas de pain
avec la raclette.
Vous pouvez croire qu'en lui disant que vous, oui, ça
n'ira pas plus loin. Ben non, il insiste, demandant l'avis des
autres convives, disant qu'il n'a jamais vu ça, vous
regardant de travers à chaque morceau de pain mis à
la bouche (les plus atteints vous sortiront une citation d'un
illustre inconnu, mais néanmoins spécialiste,
"prouvant" que ça ne se fait pas).
Restez calme, lui verser du fromage fondu bouillant au fond de
la gorge vous fera passer, intuilement, pour un dangereux malade
devant les autres personnes assises à table.
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